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Edito / Édito - Le grand rééquilibrage

Rédigé par Xavier Daffe le 29-04-2026

Lentement mais surement, le marché automobile belge s'équilibre entre professionnels et particuliers. Mais si ces derniers gagnent du terrain et s'électrifient de plus en plus... il est urgent de ne pas se précipiter pour passer à l'électricité sans sagacité.

Les chiffres d’immatriculations de la FEBIAC pour le premier trimestre 2026 sont tombés, et ils révèlent un rééquilibrage presque historique entre particuliers et professionnels. Alors que la part des premiers était tombée à 31 % en 2023, elle n’a cessé de progresser depuis pour s'établir, sur cette période de référence, à 48,8 %, talonnant désormais les professionnels (51 %). Il était évident que le client particulier – qui a longtemps différé sa décision d’achat pour diverses raisons (pouvoir d’achat, incertitudes réglementaires, délais de livraison, crise des composants...) – finirait par devoir remplacer son véhicule. Quant au secteur professionnel, après des années fastes où l’électrique a été poussée par la contrainte fiscale, cette phase de «plateau» devient logique: l'essentiel des besoins a été comblé.

Sans surprise, si l’électrique «séduit» près de 60% des acheteurs professionnels, l’essence reste reine chez les particuliers avec près de 63 % des parts de marché, devant les hybrides autorechargeables (HEV). À elles deux, ces motorisations thermiques et hybrides non rechargeables convainquent 83 % de cette clientèle. Le cas de l’électrique pure reste frappant : seuls 8,7 % des particuliers franchissent le pas du neuf.

L’électrique d’occasion s'impose comme le meilleur moyen de faire sauter l’un des principaux verrous de cette motorisation: le prix.

Pourtant, la donne change dès que l’on observe le marché de l'occasion. Sur le premier trimestre 2026, l’électrique a conquis 40 % d’acheteurs particuliers supplémentaires par rapport à 2025. La progression est certes notoire, mais les valeurs absolues restent marginales. Les raisons sont limpides : les sociétés de leasing, inondées de retours de véhicules électriques en fin de contrat, peinent à les écouler. Confrontées à des valeurs résiduelles bien inférieures aux prévisions initiales, elles «cassent» les prix pour libérer leurs stocks et récupérer des liquidités. Est-ce une bonne affaire? Assurément. Mais il ne faudra pas traîner: ces stocks ne resteront pas éternellement à ce niveau et, si la demande continue de grimper, les prix repartiront à la hausse.

L’électrique d’occasion s'impose donc comme le meilleur moyen de faire sauter l’un des principaux verrous de cette motorisation: le prix. Mais faut-il pour autant s'y ruer, alors que les tarifs de l’essence s’envolent dans un contexte géopolitique complexe au Moyen-Orient ? Pas si vite. C’est précisément ce que nous explique notre confrère Antonio dans sa carte blanche, publiée dans ce numéro. L’électrique, oui, pourquoi pas ? Mais pas pour de mauvaises raisons, ni sans respecter certaines conditions. En la matière, la précipitation n’est jamais bonne conseillère...

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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