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Edito / Faut-il retirer la prise des hybrides?

Rédigé par Xavier Daffe le 02-12-2020

« Si ces véhicules sont achetés pour uniquement profiter d’avantages fiscaux, l’incitant est contreproductif. »

Editio Xavier Daffe - Moniteur Automobile

On nous fait parfois le reproche de traiter trop de voitures électriques et hybrides, rechargeables ou pas. Et de fait, dans le flot des nouveautés mises sur le marché par les constructeurs, l’immense majorité concerne des modèles équipés de cette technologie alors que dans les faits, ils ne représentent qu’une très faible part des immatriculations. Certes, leurs parts de marché progressent. Vite parfois. Mais dans l’absolu, en volume de ventes, ça reste marginal. De notre côté, en tant que journalistes automobiles qui tentons de rester neutres et aussi objectifs que possible, on se rend compte du hiatus de plus en plus flagrant entre l’offre électrique (et électrifiée), et la demande qui ne suit pas le même rythme d’évolution. Nous ne faisons pas les tendances. Nous les observons avec un œil critique. D’un côté, on comprend ces constructeurs contraints et forcés de mettre sur le marché des modèles supposément peu émetteurs de CO2 pour se mettre à l’abri d’amendes gigantesques de la part de l’Europe. Mais en face, le public semble encore peu enclin à faire le pas vers l’électrique ou même l’électrification partielle, celle des hybrides rechargeables. On le dénonce depuis des années: ces dernières n’ont de sens que lorsqu’elles sont rechargées en électricité aussi souvent que possible. Sans quoi le moteur, à essence ou Diesel, doit composer avec une masse morte très importante, celle d’une batterie vide et donc inutile, et consomment dès lors plus que de raison. Pire encore quand ce moteur joue le rôle de générateur pour recharger la batterie. Là, la consommation de carburant fossile s’envole. En rejetant in fine plus de CO2, ce qui va à l’encontre du but recherché. C’est ce que vient de mettre en lumière une nouvelle étude de Transport&Environnement, mettant le doigt sur des émissions de CO2 mesurées bien supérieures à celles annoncées par ces hybrides rechargeables. Si ces véhicules sont achetés uniquement pour profiter d’avantages fiscaux mais que dans la pratique quotidienne, ils ne sont pas rechargés, l’incitant est contreproductif. Certains pays ont d’ailleurs annulé ces incitants et la part des hybrides rechargeables y chute au profit du 100 % électrique et… du Diesel, qui reste quoi qu’on en dise le moyen plus simple d’abaisser les émissions de CO2, même s’il génère d’autres problèmes, infiniment plus dommageables en termes de santé publique. La voiture 100 % électrique contribue aussi à tirer cette moyenne vers le bas (même dans le pire cas de figure d’une énergie produite à partir de charbon), mais le coût de sa technologie et ses inconvénients pratiques ne la rendent pas (encore) accessible au plus grand nombre. Donc, tirer à boulet rouge sur les hybrides (rechargeables) comme le fait T&E est un raccourci dangereux, car bien utilisée, une PHEV peut ne consommer aucune goutte d’essence (ou de Diesel) la plupart du temps et contribuer ainsi à l’assainissement de l’air des centres-villes. N’est-ce pas là le but recherché?

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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