Sign in

Sign in with Facebook

or

Your login credentials are incorrect.
I'm logging in Forgot your password?
Your Facebook account is not linked to an account on our site. Please sign up first at

. If you just signed up using Facebook, please refresh the page in a few moments to allow time for your account to be fully activated.

Forgot your password?

×
Reset my password
We will send you an email to help you reset your password.
No account is associated with this email address.

Don't have an account yet?
SIGN UP FOR FREE.

Environnement / Confinement 2020 : moins de NOx, plus de méthane

Rédigé par Olivier Duquesne le 15-12-2022

Les conclusions d’une étude scientifique publiée dans Nature montre une conséquence inattendue de la baisse de l’activité humaine, et de la pollution automobile, en 2020 : une augmentation du méthane.

Le méthane CH4 est un gaz à effet de serre. Il est même le deuxième gaz d’origine anthropique participant au réchauffement climatique. Selon une étude publiée dans Nature, sa quantité a augmenté en 2020, en partie à cause des confinements. L’activité humaine pourrait-elle contribuer à la réduire ? Tout en étant elle-même responsable, par les élevages bovins et son activité industrielle, de sa diffusion dans l’atmosphère. Explications…

NOx pour casser le CH4

La surveillance de la concentration de méthane dans l’atmosphère est importante, car il a un plus haut potentiel de réchauffement global que le CO2. Toutefois, sa durée de vie est estimée à 10 ans avant d’être dissipé avec d’autres composants. Et c’est justement là qu’intervient les oxydes d’azote. Les NOx se transforment, par le rayonnement solaire, en OH (hydroxyde) qui vont casser le méthane CH4 pour former de l’eau H2O et du CH3. Lequel va alors réagir avec l’oxygène O2 pour former du CH3O2 qui sera alors décomposé en CO2 et CH2O (formaldéhyde) grâce au NO et au NO2 (des NOx). La boucle est bouclée.

Moins de pollution automobile

En 2020, les scientifiques ont ainsi constaté un pic de méthane. L’élevage bovin n’a pas diminué, ni les zones chaudes et humides naturellement émettrices de méthane. Par contre, la circulation automobile avait sensiblement baissé. La réduction du trafic routier est responsable d’une plus faible diffusion des NOx dans l’atmosphère. A priori une bonne nouvelle, sauf pour la destruction du méthane. En effet, cela a contribué à une baisse de la concentration des OH de 1,6 %. Suffisant pour qu’une partie non négligeable du méthane présent dans l’atmosphère ne soit plus détruite par l’hydroxyde.

Polluer pour nettoyer ?

Il serait tentant de préconiser des émissions de NOx pour réduire la concentration de CH4. Évidemment, ce n’est pas recommandé. Les oxydes d’azote étant par ailleurs nocifs pour la santé respiratoire au niveau du sol. Il est donc plus utile et efficace de réduire les émissions de méthane (et les autres). Cela démontre surtout que les interactions entre la nature et les êtres humains sont complexes et multiples, et parfois contradictoires.

Web Editor - Specialist Advice

News

Latest recommended news