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Essai détaillé / Audi SQ8 : À contre-courant

En bref

  • La dynamique

    Grâce à ses roues arrière directrices et à ses barres antiroulis actives, le SQ8 fait preuve d’une agilité insoupçonnable sur routes sinueuses. Équilibré et précis pour un engin de 2,4 tonnes, il n’usurpe donc pas le sigle S de la marque aux anneaux. Le V8 TDI a du couple à revendre, et s’associe harmonieusement avec la transmission Tiptronic, qui avoue toutefois ses limites en conduite sportive. Le tableau est plus mitigé au niveau de la direction et des freins, qui offrent un toucher très moyen.

  • Sécurité

    Étant donné son gabarit, le SQ8 s’équipe, en option, d’une multitude de capteurs et autres caméras pour éviter tout incident en milieu urbain. Ces derniers peuvent se montrer un peu envahissants à l’usage, mais ils sont particulièrement utiles lorsqu’il s’agit de manœuvrer, étant donné la médiocre visibilité périphérique. Il ne faut toutefois pas faire une confiance aveugle à la caméra 360°, qui a tendance à déformer les proportions. Des airbags latéraux arrière sont disponibles en option.

  • Confort

    Sur route bosselée, la suspension pneumatique fait des merveilles. Les optionnels sièges sport S (1.570 €) offrent un moelleux appréciable et peuvent être dotés d’une fonction de massage (1.850 €). Les passagers arrière ne sont pas négligés et peuvent actionner un pare-soleil électrique au niveau des vitres latérales et de la lunette arrière. Le confort acoustique est particulièrement soigné, sauf sur les premier et deuxième rapports, où le V8 TDI ne peut totalement étouffer son pédigrée.

  • Sens pratique

    Contrairement au Q7, le SQ8 fait l’impasse sur une troisième rangée de sièges. De même, sa capacité de chargement est entravée par la ligne de toit fuyante, ce qui ne l’empêche pas d’offrir un coffre aux dimensions généreuses, capable d’accueillir des objets de plus de 2 mètres de long, grâce à la banquette arrière rabattable. Avec son couple camionnesque, le SQ8 est aussi capable de tracter une remorque freinée de 3,5 tonnes. À bord, les espaces de rangement sont volumineux, à défaut d’être innovants.

  • La connectivité

    Connecté à Internet, le SQ8 dispose de la navigation MMI Plus qui, associée à divers services (Car-to-X, Audi Connect), optimise les temps de trajet. Compatible avec Android Auto et Apple Car Play, l’interface permet aussi de connecter son smartphone à l’antenne du véhicule. Une connexion WiFi est comprise, et il est possible de se connecter au service Alexa d’Amazon. L’agencement de l’écran d’accueil du système multimédia n’est en revanche pas personnalisable, au contraire du virtual cockpit.

  • Budget

    Qu’on le compare à la concurrence thermique, hybride ou électrique, à 106.070 €, le SQ8 paraît sensiblement trop cher. Son équipement de série n’est pas mesquin, mais la liste d’options fait vite grimper la note. Fiscalement peu intéressant à moins de le configurer en utilitaire, il se rattrape avec une consommation raisonnable, qui oscille entre 10 et 12 l aux 100 km. L’extension de garantie à 3 ans ou 120.000 km est offerte. Reste à digérer la dépréciation catastrophique de ce type de véhicule.

Audi SQ8 : À contre-courant
Conclusion / Audi SQ8 : À contre-courant

S’il ne peut rivaliser avec la nouvelle vague de SUV hybrides et électriques, le SQ8 n’en demeure pas moins un compagnon de route de choix, aussi douillet sur autoroute que surprenant en conduite dynamique. On ne peut pas reprocher grand-chose à son V8 TDI, à la fois performant et relativement économe. Reste qu’avec un ticket d’entrée aussi haut perché, il faut avoir le portefeuille bien garni. Quant à la question philosophique de l’utilité d’un tel engin dans notre plat pays, on vous laisse juger par vous-mêmes !

Vous pouvez lire l'article complet dans notre e-magazine. (n° 1716)

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