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Premier essai / Bentley Arnage R

Au sein de la gamme Bentley, l'Arnage fait figure de rescapée avec son authentique V8 de 6,75 litres dont la première apparition remonte à 1959. Cette véritable survivante automobile a reçu l'an dernier ses dernières mises à jour.

Aborder l'Arnage, c'est forcément s'attarder sur son moteur, un monumental 8 cylindres de 456 ch avec un couple maxi pointant à 875 Nm. Pour ceux à qui ces valeurs pharaoniques ne suffisent pas, il existe la définition T, qui atteint, elle, 507 ch et... 1.000 Nm. La vieillissante transmission automatique GM à 4 rapports laisse sa place à la dernière 6 vitesses signée ZF avec 3 modes de fonctionnement : automatique, sport et semi-automatique séquentiel.

Malgré ses allures de mastodonte, la Bentley Arnage R a la foulée d'un guépard. Atypique, la Bentley Arnage R l'est aussi en sensations : elle n'offre pas la douceur ultraouatée d'une superlimousine, mais, au contraire, un tempérament bien trempé assorti d'une certaine brutalité si on ne la conduit pas avec des pincettes. Sur la route, l'Arnage ne manque pourtant pas de charme, notamment parce qu'elle parvient à faire oublier son poids démesuré. Étonnamment facile à conduire et maniable, elle souffre toutefois d'une direction qui manque singulièrement de précision autour du point milieu. On bute aussi sur l'isolation aérodynamique : des sifflements se manifestent dès 130 km/h. Heureusement, la suspension pilotée sait se montrer prévenante.

Dans l'habitacle, l'ergonomie apparaît toujours aussi désuète : accès aux menus et programmation s'effectuent par le biais d'une télécommande capricieuse. Plus décevant encore : les sièges avant sont assez quelconques (maintien, moelleux) et la position de conduite s'avère être perfectible par le faute d'un volant uniquement réglable en hauteur. Cela dit, l'Arnage restitue une ambiance exceptionnelle par la finition soignée et la noblesse des matériaux utilisés pour les habillages.

Dans le cercle très fermé des limousines de toute haute volée, l'Arnage fait figure de dinosaure. Ce modèle pour le moins anachronique se moque bien des modes. Au contraire, il se concentre sur la culture du traditionalisme poussée à son paroxysme. Ramené au marché actuel où la surenchère en matière de luxe ou d'innovations ne connaît pas de limites, ce décalage peut paraître absurde, mais c'est justement ce qui fait tout le charme et le succès de cette Bentley auprès des milliardaires de la planète.

L'essai complet est disponible dans votre Moniteur automobile 1426 du 20 août 2008.

Dans cet article : Bentley, Bentley Arnage

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