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Premier essai / Bentley Bentayga Diesel : Vers de nouveaux horizons

Rédigé par Adrian Jehin le

Nourrissant l’illusion qu’un SUV de luxe peut tendre vers le politiquement correct, la Bentley Bentayga s’offre le V8 4.0 Diesel de l’Audi SQ7. Une première dans l’histoire du constructeur.

Depuis l’éclatement du Dieselgate en septembre 2015, on ne peut pas dire que les moteurs Diesel soient à la fête. Pointés du doigt pour leurs émissions de particules fines, ils seront interdits dans les villes de Paris, Mexico, Madrid et Athènes dès 2025 et leur légitimité dans le parc automobile mondial semble s’effriter peu à peu. Pas vraiment le moment rêvé, donc, pour annoncer fièrement son tout premier véhicule Diesel après 97 ans d’abstinence. Pourtant, c’est bel et bien d’une Bentley Bentayga frappée d’un badge V8 Diesel que nous avons pris le volant à Marbella, le Saint-Tropez espagnol. C’est à se demander si Wolfgang Dürheimer, le PDG de la marque, ne s’est pas fourvoyé dans son plan stratégique. Pas si vite!

  • Onctuosité du V8
  • Sensation d’exclusivité préservée
  • Consommation «raisonnable»
  • Deux fois le prix d’une Audi SQ7
  • Habitabilité très moyenne
  • Politique d’options

Primo, n’en déplaise aux détracteurs de sa plastique aux faux airs de chirurgie esthétique ratée, la Bentley Bentayga est un succès commercial. Il s’en est écoulé pas moins de 5.500 depuis sa commercialisation en début d’année, soit près de la moitié des ventes totales de la marque, qui, par ailleurs, ont dépassé en 2016 la barre des 10.000 véhicules pour la quatrième année consécutive. Secundo, il existerait une réelle demande pour ce type de moteur sur le Vieux Continent, où une partie de la clientèle de Bentley désire un véhicule socialement plus acceptable que le reste de la gamme, et avec lequel il n’est pas nécessaire de s’arrêter à tout bout de champ à une station-service. Enfin, avec un prix de base 37.752 € en deçà de celui de son frère jumeau, dont le W12 rafle la mise au chapitre des taxes de circulation et brûle de l’essence comme s’il n’y avait pas de lendemain, tous comptes faits, le Bentayga Diesel a sans doute les arguments qu’il faut pour attirer de nouveaux clients. C’est d’autant plus probable quand on sait que, depuis son lancement, 50% des clients du SUV découvrent la marque. Jusqu’à preuve du contraire, M. Dürheimer sait donc ce qu’il fait.

Dans cet article : Bentley, Bentley Bentayga

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