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Premier essai / Maserati Ghibli Trofeo : Maseratissime

Rédigé par Laurent Blairon le

On n’avait plus compté autant de pistons sous le capot d’une Ghibli depuis le premier coupé de 1966! Avec son V8 by Ferrari, cette Ghibli est, avant l’arrivée de la MC20, le plus sportif, puissant et rapide des bolides au Trident.

Prix
NC

La Ghibli III, apparue en 2013 à l’aube du centenaire de la marque, a été le modèle de la grande expansion de Maserati (100.000 unités atteintes en 2019), mais a pour cela porté le fardeau des avancées philosophiques jusque-là inaudibles pour les tifosis du Trident. Car même si bien née avec un V6 caractériel et délicieusement «timbré», elle fut la première Maserati de l’histoire à carburer au Diesel et, tout récemment, à oser l’union hybride (lire essai détaillé, MA1746) entre un 2 litres turbo à 4 cylindres et un petit bloc électrique. Pas le choix, c’est le marché et le comptable qui décident… Mais à Modène, tous les irréductibles ne sont pas partis: fin 2020, comme pour faire amende honorable, la marque présente sa berline en variante Trofeo (à l’instar des Quattroporte et Levante), signant un retour à l’insolence savoureuse avec un V8 turbocompressé sous le capot, pas l’ombre d’un moteur électrique pour jouer les fausses hybrides et une motricité de pure propulsion. Le choix assumé de privilégier les sensations fortes sans filet, lisez: sans transmission intégrale, comme y cèdent les M5 et E AMG… par exemple.

Et quel V8! Un bloc en alu ouvert à 90° de la génération «F154 A» développé conjointement avec Ferrari. Le même que l’on retrouve, par exemple, au dos des sièges de la dernière Ferrari F8 Tributo (poussé à 720 ch dans ce cas). Enfin, presque, car chaque crèmerie conserve sa recette propre. La marque au cheval cabré lui greffe un vilebrequin à plat et une lubrification par carter sec alors que Maserati, plus sensible à l’esprit GT, préfère un vilebrequin à plan croisé et une lubrification par carter humide. Les collecteurs d’échappement sont également différents. Dans la Ghibli, le moulin de feu développe 580 ch et 730 Nm, et ce uniquement aux roues arrière, via une boîte automatique ZF à huit rapports. L’argument le plus fou concerne la vitesse de pointe: 326 km/h, faisant de cette Ghibli l’une des voitures de série les plus rapides au monde.

  • Moteur savoureux
  • Châssis à la hauteur
  • Relative discrétion
  • Prix assommant
  • Trop discrète?
  • Délicate sans les assistances

Dans cet article : Maserati, Maserati Ghibli

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