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Industrie et économie / Ford veut produire ses propres batteries

Rédigé par Frédéric Kevers le 16-11-2020

Ford change son fusil d’épaule et envisage désormais de produire lui-même ses batteries, à l’instar de plusieurs grands constructeurs récemment.

Nouveau boss, nouvelle politique industrielle. Ford a retourné sa veste concernant la fabrication des batteries destinées à ses modèles hybrides rechargeables et 100 % électriques. Une tendance qui se développe ces derniers temps.

Est-ce pour se prémunir d’une dépendance à la Chine – leader omnipotent dans l’industrie des batteries - ou pour pouvoir évoluer plus vite que la concurrence ? Plusieurs constructeurs automobiles décident les uns après les autres de prendre eux-mêmes en charge la production de leurs batteries pour véhicules électriques ou électrifiés. Ford vient donc rejoindre le groupe, comme l’a confié Jim Farley, PDG de Ford Motor Co : « Nous discutons de la fabrication de cellules (de batteries). Je pense que c'est naturel puisque le volume des véhicules électriques augmente." Un point de vue à l’opposé de son prédécesseur, Jim Hackett, qui exprimait la conviction contraire en juillet dernier.

Cela dit, Ford ne serait certainement pas un précurseur en la matière puisque ses compatriotes Tesla et General Motors investissent déjà à coups de dizaines de milliards $ dans l’érection de leurs propres usines de fabrication de cellules de batteries. Si l’objectif est d’abord de compléter la production des fournisseurs traditionnels, il sera d’y suppléer à moyen et long terme.

Du pour et du contre

Les avantages d’une telle politique semblent évidents : contrôle de la conception, protection contre une éventuelle pénurie et fin du quasi-monopole de la Chine en tant que productrice de batteries. En gérant le processus de conception, un constructeur peut en optimiser l’intégration dans ses plates-formes et en maîtriser les caractéristiques techniques. Par contre, il se prive des compétences et connaissances des spécialistes de ce domaine, ce qui peut constituer, à court terme, une tare face à des concurrents qui opteraient pour les habituels fournisseurs « génériques ».

Toutefois, avec des volumes de véhicules électriques annoncés en forte hausse, le risque de pénurie de batteries pourrait s’avérer particulièrement préjudiciable sur le plan économique. Rappelons que Volkswagen envisage de vendre 3 millions de VE à l’horizon 2025 quand GM et Hyundai Motor (Hyundai + Kia), visent 1 million de ventes de VE chacun à la même échéance. Or la « propriété » de la fabrication des cellules de batteries implique également une maîtrise des coûts de fabrication, élément capital quand on sait que ce poste est le principal facteur influant sur le prix d’une voiture électrique actuellement. Certes, les investissements en recherche et développement seront importants, mais ils permettront une plus grande réactivité et une approche plus globale sur le plan conceptuel et industriel.

Source : Reuters

 

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