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Edito / 508: l’anti-SUV?

Rédigé par Xavier Daffe le 18-07-2018

La 508 déboule sur un marché en perdition mais avec des arguments de poids, à commencer par celui du style.

On nous en fait souvent le reproche; «au Moniteur, ils ne parlent plus que de SUV». C’est vrai que la place qu’ont pris ces pseudo «quat’-quat’» dans nos colonnes a été croissante ces dernières années. Mais ce faisant, nous ne faisons que suivre l’évolution du marché, l’évolution de l’offre de la part des constructeurs et là, force est de reconnaitre que la déferlante a été difficile à contenir. Un tsunami de SUV nous – vous –  est tombé sur la tête. La raison? Il parait que c’est ce que nous attendons, vous et nous. Les acheteurs, les clients. À 30% de parts de marché en Europe, leurs poids sur les immatriculations a été quadruplé en 10 ans. Certains prévisionnistes, notamment aux États-Unis, annoncent même la disparition pure et simple des berlines traditionnelles, avalées par ces engins hauts sur pattes. Mais en Europe, certains résistent et continuent à croire que des alternatives existent. Peugeot par exemple, qui lance une berline «coupé 5 portes» élégante et racée, aguicheuse, voire agressive sur un marché pourtant globalement en déclin. À l’heure où d’autres pensent abandonner le navire, c’est osé et c’est pourquoi ça mérite d’être souligné. Même si, en l’occurrence, il est cocasse de noter que les budgets nécessaires au développement de la 508 ont pu être débloqués suite à la santé financière retrouvée de Peugeot dans la foulée du succès commercial des… SUV 3008 et 5008. Et de la 308, qui réussit à convaincre jusqu’en Allemagne. C’est dire. La 508 (voir notre premier essai en page 18) déboule donc sur un marché en perdition mais avec des arguments de poids, à commencer par celui du style. Trop souvent, ces berlines, dont la précédente 508, se sont crues obligées d’êtres fades, voire fadasses pour obtenir le consensus. Un consensus mou qui n’a abouti qu’à… leur désaffection. Retrouver un peu d’audace, de personnalité tout en capitalisant sur des acquis historiques basés essentiellement, pour Peugeot en tout cas, sur l’agrément de conduite, pourrait faire la différence. Surtout si, comme l’ont montré récemment les 308 et 3008/5008, les progrès en matière de qualité perçue se confirment. Car oui, une berline traditionnelle, voire sa déclinaison break pour satisfaire une demande de modularité accrue, bien suspendue, plus proche du sol, plus légère, plus aérodynamique sera toujours plus légère et dynamique à conduire qu’un SUV haut perché. Et plus sobre, donc plus «propre». Gageons qu’il reste des conducteurs attachés à ces aspects des choses.

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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