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Edito / Bruxelles, ma belle...

Rédigé par Xavier Daffe le 20-06-2018

La portée symbolique est sans doute plus importante que la réelle portée environnementale.

Cruel duel celui qui oppose Paris névrose et Bruxelles abrutie…» C’est ce que chantait Dick Annegarn en 1974, déjà. Dans la foulée de Paris et d’autres grandes villes dans le monde, Bruxelles semble en effet décidée à prendre son destin en main. Du moins pour ce qui concerne la qualité de son air, voire sa mobilité. C’est en tout cas ce qu’on peut retenir de notre dossier qui fait le point sur la question, dans la foulée de l’annonce de la ministre Fremault visant à interdire le Diesel dès 2030 dans les rues de la capitale. Vraie décision ou posture politicienne? Disons qu’à ce stade, le projet recueille les suffrages, à des degrés divers, de la plupart des partis politiques. Ce qui, en soi, constitue déjà une petite victoire. Aujourd’hui, quelle personnalité politique oserait s’élever contre un projet visant à améliorer la qualité de l’air des habitants? Sur ce point, les mentalités ont remarquablement évolué ces dernières années, le coup d’accélérateur ayant été curieusement donné par un lobby automobile allemand qui, avec l’affaire de ses logiciels truqueurs, a largement contribué à retourner l’opinion publique… contre lui. Et le récent rappel de plus de 774.000 Mercedes pour la même raison risque de déforcer encore l’argumentaire du secteur automobile. D’autant que la tendance qui s’amorce semble bel et bien de fond. Même des villes allemandes, berceaux historiques de quelques-uns des plus grands groupes automobiles mondiaux, ont pris récemment des mesures en ce sens. La portée symbolique est sans doute aujourd’hui plus importante que la réelle portée environnementale. Il n’empêche, la machine semble lancée, imposant aux marques de se réinventer sous peine de se laisser déborder par une opinion publique plus attentive que jamais aux questions environnementales. Et de mobilité. Ce qui, en l’occurrence, constitue un des principaux handicaps de la région de Bruxelles-Capitale en matière d’attractivité économique, comme vient de le dévoiler une récente étude. S’attaquer à la qualité de l’air sans s’attaquer aussi à la mobilité n’a en effet pas de sens. Et ensuite, il faudra s’attaquer avec la même ardeur au chauffage domestique d’un autre âge, au transport de fret par camion, qui explose dans la foulée du commerce en ligne, et plus encore par cargo du fait de la mondialisation, synonyme de rejets 1.000 fois plus toxiques que ceux d’une voiture. Et rappeler au passage que, par rapport à ces autres secteurs d’activité, celui de l’automobile est celui qui a fait le plus d’efforts en matière de dépollution ces dernières décennies. «Bruxelles, attends-moi, j’arrive…»

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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