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Edito / Francfort, les mains dans la prise!

Rédigé par Xavier Daffe le 27-09-2017

Le coup de pied dans la fourmilière qu’a donné Elon Musk en 2003 pourrait lui valoir en retour quelques piqûres...

Elon Musk, l’emblématique créateur et patron de Tesla, a-t-il du mouron à se faire?  Le salon de Francfort vient de fermer ses portes et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’électricité en a été la star. Pas une marque, pas un stand, pas une allée où l’on ne pouvait voir ou entendre parler d’une nouveauté électrique à venir.  Quant à savoir si l’électrique est la voie d’avenir par excellence, pas sûr, d’aucuns n’y croient que modérément, Carlos Tavarès en tête. Mais c’est un autre débat. Alors évidemment, dans le lot, pas mal d’effets d’annonce, notamment de la part des marques allemandes – mais pas que… – cherchant à se dépêtrer du scandale du Dieselgate et des soupçons d’ententes illicites qui leur collent à la semelle. Ces groupes annoncent tous des modèles à haute autonomie (on parle de 800 km électriques pour certains d’entre eux), mais ces promesses n’engagent pour l’heure que ceux qui les écoutent. Car, en l’occurrence, on a surtout vu des protos dont la commercialisation n’est pas attendue avant 4 ou 5 ans au minimum pour la plupart. En l’état donc, on comprend que ces industriels cherchent avant tout à communiquer sur un changement de stratégie – exit le Diesel, vive l’électrique, en gros – sachant que ces annonces ne seront pas vérifiables avant plusieurs années. Mais qu’importe. Car ce qui compte en définitive, c’est que l’ensemble du secteur automobile investit des milliards d’euros dans la recherche et le développement et l’on peut raisonnablement penser que du coup, à terme, la plupart des verrous qui empêchent aujourd’hui la voiture électrique de se déployer plus avant tomberont. Et parfois sous la contrainte d’ailleurs. C’est ainsi que la Chine vient d’annoncer son intention d’arrêter de subsidier l’achat de voitures électriques, tout en annonçant parallèlement sa décision d’interdire à plus long terme la commercialisation sur son territoire de voitures thermiques. L’idée sous-jacente étant de dire que ce n’est pas aux autorités publiques de soutenir un secteur économique, mais que c’est à celui-ci de s’adapter s’il veut s’implanter sur un marché. Autrement dit, si les marques automobiles veulent continuer à vendre en Chine, il faudra qu’elles passent à l’électrique; point barre. Dès lors, ce qui apparait comme une contrainte pourrait devenir une opportunité accélérant le processus de développement de la voiture électrique. Face à l’ensemble de ces efforts d’un secteur automobile mondial, on comprend que le coup de pied dans la fourmilière qu’a donné Elon Musk en créant Tesla en 2003 pourrait lui valoir en retour quelques piqûres à un horizon pas si lointain, les fourmis semblant en passe de se réveiller. Enfin, diront certains…

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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