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Edito / La TIK, du toc?

Rédigé par Xavier Daffe le 09-05-2018

Alors bon, la Taxe intelligente kilométrique, oui, pourquoi pas? si et seulement si...

Il a été beaucoup question, ces derniers temps, y compris dans les médias généralistes, du projet d’instauration d’une taxe «intelligente» kilométrique (la TIK), basée sur celle déjà en vigueur pour les camions, mais cette fois pour les voitures particulières, y compris de société bien sûr. L’idée est de chercher à fluidifier le trafic par un montant à payer différencié selon les axes empruntés et les heures. Et, donc, de décourager l’utilisation de la voiture aux heures les plus critiques en même temps que de faire payer plus celui qui utilise beaucoup le réseau par rapport à celui qui l’utilise peu. L’idée est séduisante a priori et on serait tenté de dire pourquoi pas? Mais en pratique? S’il est relativement aisé d’équiper les quelque 150.000 camions en circulation en Belgique, qu’en sera-t-il pour équiper cette fois d’un boîtier les plus de 7 millions de voitures qui circulent sur nos routes? Et le Belge sera-t-il seul à payer? Car on voit mal comment un étranger qui traverse notre pays pourra être «ciblé» par cette taxe. Et puis, dans les faits, une taxe au kilomètre existe déjà: elle s’appelle les accises. Plus vous roulez, plus vous consommez, plus vous payez d’accises. Enfin, décourager l’usage de la voiture, c’est bien. Mais la remplacer par quoi, sachant que le besoin de mobilité, quelle qu’en soit sa forme, est immuable? Un RER fantôme, des transports en commun en déliquescence? Si l’on veut fluidifier, il serait assez intelligent, en fait, de développer une vraie multimodalité dans laquelle la voiture serait un maillon de la chaîne parmi d’autres ainsi que de s’assurer d’un réseau routier de qualité qui ne soit plus entravé par des travaux mal coordonnés et surtout interminables, avec des chantiers sur lesquels on ne voit parfois personne pendant des jours, voire des semaines. Alors bon, la TIK, oui, pourquoi pas si – et seulement si – on résout les problèmes pratiques de perception, si le Belge n’est pas seul à payer, si on lui propose des alternatives valables et, enfin, si elle ne se superpose pas aux taxes déjà existantes, à savoir taxe de mise en circulation et taxe de circulation annuelle? Des conditions sine qua non pour que cette TIK ne soit pas que du toc.

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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