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Edito / S’allier ou mourir

Rédigé par Xavier Daffe le 15-03-2017

PSA et Opel collaborant déjà efficacement depuis 2012, les deux se sont dit qu’il y avait sans doute moyen d’aller plus loin.

A la veille du salon de Genève, c’est donc devenu officiel: Opel quitte le giron de General Motors pour rejoindre le groupe français PSA. Les Américains se séparent ainsi de leur branche européenne, qu’ils avaient absorbée en 1929, et d’une marque qui perdait de l’argent, c’est vrai, depuis 2000, même si les comptes se redressaient depuis 2 ans. C’est sans doute cette embellie à venir qui a séduit Carlos Tavares, le patron de PSA. En faisant ainsi de son groupe le deuxième plus important en Europe et le consolidant pour le développer à l’international, Carlos Tavarès concentre des forces, entraperçoit des économies d’échelle non négligeables et s’inscrit dans une tendance générale au regroupement de marques (les alliances stratégiques se multiplient) quasi indispensable pour faire face aux défis de mutation qui se profilent dans le secteur. Ainsi, en 2015, les 10 plus grands groupes automobiles mondiaux ont, ensemble, dépensé quelque 115 milliards de dollars en recherche et développement, contre «seulement» 75 environ 5 ans plus tôt. Mary Barra, la PDG de GM, ne disait-elle pas récemment que «l’industrie automobile va subir plus de bouleversements dans les 5 ans qui viennent que durant les 50 dernières années»? L’évolution du statut de constructeurs de voitures vers celui de pourvoyeurs de mobilité, avec en point de mire le mythe de plus en plus concret de la voiture connectée puis autonome, est une machine à broyer du cash qui ne laisse plus d’autre choix que la mutualisation des ressources, avec, au bout du compte, des marques qui, d’une manière ou d’une autre, doivent se rapprocher. PSA et Opel collaborant déjà efficacement depuis 2012, les deux se sont dit qu’il y avait sans doute moyen d’aller plus loin. En douceur, mais rapidement. C’est donc chose acquise, dans une relation que les deux parties qualifiaient à Genève de «win-win». Cela dit, on peut s’étonner de la faible valorisation d’Opel, racheté pour «seulement» 1,3 milliard d’euros alors que, récemment, une startup comme Snapchat, qui repose sur du vent puisqu’elle se construit sur des messages qui… s’autodétruisent (!),  a été évaluée à 30 milliards de dollars lors de son introduction en bourse! De là à dire que la voiture n’a plus la cote, il y a un pas que nous ne franchirons pas, mais c’est tout de même troublant. Ou révélateur d’un monde qui a perdu ses repères: comment, en effet, penser autrement quand on voit qu’une app qui ne crée quasi aucun emploi «vaut» sur le marché 13 fois plus qu’une industrie qui, elle, fait vivre des centaines de milliers de familles?

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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