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Edito / Une pièce au puzzle…

Rédigé par Xavier Daffe le 19-07-2017

Il devient pratiquement impossible pour le client lambda de se faire une idée précise…

Aujourd’hui, acquérir une nouvelle voiture revient à assembler un puzzle de plusieurs centaines de pièces… dans le noir. En effet, outre que les gammes des marques se diversifient à l’excès, rendant illusoire l’impression d’avoir fait «le bon choix» entre les modèles d’une offre pléthorique, se greffe le problème du choix du carburant. Essence, Diesel ou… autre chose ? Dans le domaine de la voiture particulière, des indices nous font croire que l’ère du tout pour le Diesel est en voie de disparition. Ce sont des retours d’informations des réseaux de certaines marques qui nous donnent à penser qu’en effet, le client est de plus en plus attentif à l’usage qu’il fera de sa voiture et que la question du choix du type de carburant commence sérieusement à être posée. Un vendeur nous faisait d’ailleurs remarquer que, pour le SUV le plus vendu de sa marque, l’essence a pris le pas sur le Diesel en nombre de bons de commande.

Et avec l’harmonisation annoncée des accises entre les deux carburants, le processus a toutes les chances de s’accélérer. D’accord, mais l’électrique dans tout ça? Volvo a annoncé qu’à partir de 2019, tous ses nouveaux modèles, qu’ils soient à essence ou Diesel, seront d’office associés à l’électricité, que ce soient des hybrides ou des hybrides rechargeables. Le Suédois aux fonds chinois a par ailleurs affirmé sa volonté de développer une gamme de 5 modèles 100% électriques d’ici à 2021. Une bonne chose? La stratégie est en tout cas audacieuse, même si chacun sait que l’hybridation est la voie la plus immédiate pour satisfaire à des normes environnementales sans cesse plus strictes. Mais ces mêmes normes prennent-elles bien tout en compte ? Une donnée relevée dans une étude de l’Agence (française) de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie, datant de 2013, relève ainsi que «la fabrication des batteries est tellement émettrice de CO2 qu’il faut avoir parcouru de 50.000 à 100.000 km en voiture électrique pour commencer à être moins producteur de CO2 qu’une voiture thermique». On le voit, on entre dans un débat d’experts et il devient, du coup, pratiquement impossible pour le client lambda de se faire une idée précise, la problématique étant d’une complexité sans nom. Cela rappelle au passage l’histoire vécue de cette personne qui, il y a une quinzaine d’années, se déclarait fière d’avoir acheté une voiture européenne, par patriotisme économique, plutôt qu’une japonaise. Sans savoir que, sous le capot de sa petite allemande, se cachait un fait un moteur Diesel… Isuzu ! Ou quand les meilleures intentions du monde s’effritent face aux réalités de la mondialisation…

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

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