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Industrie et économie / Bob Lutz : la culture de l’ère Ferdinand Piëch responsable du scandale VW

Rédigé par David Leclercq le 10-11-2015

L’ancien PDG de GM s’est largement exprimé au sujet de l’affaire Volkswagen. Pour lui, le responsable, c’est Ferdinand Piëch.

C’est dans les colonnes du très réputé magazine automobile américain Road&Track que Bob Lutz, l’ancien PDG de GM, s’est exprimé sur le scandale Volkswagen. Pour lui, il s’agit là du résultat de la culture promue par Ferdinand Piëch, l’ex-président de Volkswagen. Il a exprimé la chose comme suit en expliquant que Piëch « est plus que probablement la cause » de l’affaire VW.

Sans importance

Pour Bob Lutz, si Piëch « a spécifiquement demandé, tacitement approuvé voire même qu’il était au courant de l'utilisation des logiciels de truquage pour les émissions » ; c'est « sans importance », mais il faut en revanche connaître la façon de procéder de Piëch avec son personnel qui était assimilable à une certaine terreur. L’homme se souvient en effet d’un dîner de capitaines d’industrie qui coïncidait avec la sortie de la Golf 4. Lutz avait alors félicité Piëch qui n’avait pas été fier de lui expliquer comment il était arrivé à ses fins.

Règne de terreur

Piëch était allé voir ses équipes et aurait dit en substance à ses ingénieurs « je suis fatigué de tous ces modèles hideux et ça ne me convient plus. Vous avez six semaines pour atteindre le meilleur qui soit. Je prends tous vos noms. Si nous ne disposons pas du bon design et des bonnes dimensions dans six semaines, je vous remplace tous. Merci pour votre temps aujourd'hui ». Le résultat par la menace, voilà comment Piëch obtenait apparemment les choses. Lutz explique « Voilà la façon dont il a fait fonctionner les choses. J’appelle ça un règne de terreur et une culture où la performance a été tirée par la peur et l'intimidation ». Et, apparemment, c’était la même chose lorsqu’il a fallu vendre des voitures Diesel aux États-Unis. Piëch aurait déclaré « vous allez vendre des Diesel aux États-Unis et vous n’échouerez pas... Faites-le ou je trouverai quelqu'un d’autre qui le fera. L’homme était vraiment brutal » ajoute Lutz.

Transposer aux émissions

Lutz explique que c’est la même situation qui a dû se présenter il y a quelques années face au problème des émissions. Les ingénieurs n’auraient pas comment su les passer et Piëch aurait sans doute à nouveau menacé. Lutz explique que la triche était donc logique car « dans ces situations, le choix entre un licenciement immédiat ou trouver un moyen de passer les tests antipollution en en payant les conséquences plus tard est vite fait » précise Lutz. Pour lui, « la nature humaine est ce qu'elle est : entre perdre son emploi aujourd'hui ou le perdre peut-être dans un an, tout le monde optera pour la deuxième solution ».

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