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Industrie et économie / Brexit : Jaguar et Land Rover prêts à quitter le Royaume-Uni

Rédigé par David Leclercq le 10-07-2018

Le constructeur automobile Jaguar-Land Rover a indiqué au gouvernement britannique qu’il exigeait une position claire sur Brexit. Et qu’il en tirera rapidement ses conclusions.

Alors que Theresa May et son gouvernement tentent de mettre au point les conditions de sortie de l’UE suite au Brexit, Jaguar-Land Rover commence à l’impatienter. En effet, le constructeur indien (Tata en est propriétaire) exige une position claire du gouvernement et il en tirera les conclusions qui s’imposent. En clair, si la position du gouvernement est dure, JLR réduira considérablement ses investissements dans le royaume. 

Solution maximale

Selon plusieurs sources, les adeptes du Brexit devraient défendre la solution de « facilitation maximale » en ce sens que, bien qu’elle prévoit la mise en place de contrôles douaniers entre le Royaume-Uni et l'UE, elle s’appuyera aussi sur des solutions technologiques pour conserver la fluidité des échanges. C’est la solution la plus dure. En face, les partisans d’un Brexit « soft » voudrait lancer quelque chose de nouveau : le Royaume-Uni percevrait les taxes douanières au nom de l'UE pour les biens transitant sur son territoire, une option qui aurait l'avantage d'éviter l'instauration d’un véritable système douanier entre le Royaume-Uni et les 27.

Agacement

Le monde industriel en a en fait marre d’attendre les décisions des politiques, eux qui doivent mettre en place des stratégies financières à court et moyen terme. Après BMW, Airbus ou Siemens, C’est Jaguar-Land Rover qui pousse le gouvernement dans le dos en annonçant la réduction des investissements au Royaume-Uni si le Brexit devrait déboucher sur un système douanier « à la dure ». Ralf Speth, directeur général a déclaré que « nous et nos fournisseurs faisons face à un avenir imprévisible si les négociations du Brexit ne maintiennent pas des relations commerciales sans droits de douane et sans entrave avec l'UE et un accès sans restriction au marché unique ». D’après le CEO de JLR, « un mauvais accord sur le Brexit coûterait à JLR plus de 1,2 milliard de livres de bénéfice par an » – soit 1,35 milliard €. Notons que JLR avait prévu de dépenser 80 milliards de livres sterling sur les 5 prochaines années. Autant dire qu’un accord autour d’un Brexit dur fera simplement disparaître cette grosse manne au grand dam des 40.000 employés de JLR basés sur le sol anglais.

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