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Industrie et économie / La Russie pourrait nationaliser les usines des constructeurs étrangers

Rédigé par Frédéric Kevers le 10-03-2022

Après la fermeture de plusieurs usines détenues par des constructeurs étrangers, dont Ford, Hyundai, Toyota et Volkswagen, la Russie envisage la possibilité de les nationaliser en guise de représailles.

Si la Russie classifie sa tentative d’invasion de l’Ukraine comme une « opération spéciale militaire », elle considère la décision de certains constructeurs étrangers comme Ford, Hyundai, Toyota et Volkswagen, comme une guerre à l’encontre des citoyens russes. Une situation qui a amené l’un des pontes du parti de Vladimir Poutine, Andrei Turchak, à proposer une nationalisation des usines détenues et fermées – temporairement ? – par des entreprises étrangères en Russie.

« Nous prendrons des mesures de rétorsion sévères, en agissant conformément aux lois de la guerre. » (Andrei Turchak, secrétaire du parti Russie Unie)

Le secrétaire du parti au pouvoir a déclaré : « Russie Unie propose de nationaliser les usines de production des entreprises qui annoncent leur sortie et la fermeture de la production en Russie pendant l'opération spéciale en Ukraine. C'est une mesure extrême, mais nous ne tolérerons pas d'être poignardés dans le dos, et nous protégerons notre peuple. C'est une véritable guerre, non pas contre la Russie dans son ensemble, mais contre nos citoyens ».

>> Lisez aussi - Volkswagen et Renault au ralenti suite à l'invasion russe en Ukraine

Perte sèche pour les constructeurs ?

Si on lit entre les lignes, la Russie pourrait donc décider de manière unilatérale de s’approprier ces usines, et pas uniquement dans le domaine de l’industrie automobile puisque, outre les constructeurs cités plus avant, les entreprises agro-alimentaires finlandaises Fazer, Valio et Paulig seraient également concernées.

Une telle décision aurait des conséquences financières directes et indirectes pour les entreprises visées. Non seulement elles perdraient un outil de production de manière définitive, mais elles devraient également rebâtir de nouvelles chaînes d’approvisionnement. Cette menace de la Russie de nationaliser les usines fermées par des propriétaires étrangers pourrait donc avoir des conséquences économiques mondiales plus importantes encore que la pandémie de covid-19. En outre, la mise sous tutelle nationale de ces différents atouts industriels aiderait la Russie à gagner en autonomie et favoriserait un retour à un régime semi-autarcique comme c’était le cas à l’époque de l’URSS que Vladimir Poutine veut rétablir.

 

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