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Industrie et économie / Les constructeurs veulent la clarté sur la future norme antipollution

Rédigé par David Leclercq le 07-12-2015

Sachant qu’une nouvelle norme antipollution est sur le point d’arriver, les constructeurs veulent connaître son contenu tant il semble évident que les tests dits « réels » seront difficiles à mettre en œuvre.

Les lobbies des constructeurs sont actuellement sur le pied de guerre à Bruxelles autour des autorités compétentes en charge de légiférer sur le contenu de nouvelle norme antipollution et en particulier de la mise en place de ce qu’on a jusqu’ici appelée les « tests réels ». C’est d’ailleurs ce que la plupart d’entre eux réclament, à savoir une décision « claire » sur les nouveaux tests de conduite en condition réelle et ce afin de pouvoir s'y préparer le plus rapidement possible. Un vrai casse-tête pour les eurocrates.

De la préparation

« Aucun constructeur ne peut se préparer au respect des nouvelles normes des tests tant que le test n'est pas clair », a notamment estimé Erik Jonnaert, secrétaire générale de l’ACEA (association européenne des constructeurs automobiles) tout en ajoutant que « Tout le monde a maintenant intérêt à cette clarification, aussi rapidement que possible, ensuite les constructeurs connaîtront le contexte dans lequel ils doivent se préparer aux changements à effectuer, des changement qui sont parfois importants et requièrent de sérieux investissements ».

Nouvelles dates butoirs

Pour rappel, fin octobre, les instances de l'UE ont décidé d’instaurer des seuils limites pour les nouveaux tests en condition réelle de conduite afin de compenser l’irréalisme des méthodes en laboratoires. L'application devrait a priori se faire en deux temps, en 2017 et en 2019 en fonction des véhicules.

Plusieurs voix s’élèvent

Ce n’est pas la première fois que les constructeurs exigent un message clair de la part de Bruxelles. Carlos Ghosn s’était déjà insurgé en martelant que « quelqu'un doit nous donner une référence" tout en spécifiant que « ce ne peut être que la Commission européenne ». A l’époque, Caros Ghosn s'inquiétait surtout du coût pour le consommateur car il était évident pour lui qu’il ne fallait pas que ces normes « se traduisent par des véhicules chers que le consommateur rejettera » et que « on ne peut pas se permettre de mettre une solution sur le marché que le consommateur ne pourra pas s'offrir ».

De la cohérence

Les constructeurs européens ont exigé une nécessaire « cohérence » des législateurs pour ces nouvelles normes ou tests « réels ». Et Erik Jonnaert a d’ailleurs enfoncé le clou en se questionnant sur le fond de la politique européenne. Car il rappelait que « l'Europe s'est concentrée sur les émissions de CO2, sa politique en matière de changement climatique. (...) » et qu’il était donc inquiet de savoir « comment rendre cette politique cohérente avec la question de la qualité de l'air ? ». Pour rappel, si un moteur Diesel émet moins de CO2 qu’un moteur essence pour parcourir une même distance, ils rejettent en revanche plus de polluants et notamment les fameux NOx (oxydes d’azotes).

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