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Industrie et économie / Nissan et l'État français toujours en bagarre

Rédigé par David Leclercq le 02-12-2015

La bagarre continue entre Nissan et l'État français autour de la montée de l’État dans le capital de l’ancienne Régie pour imposer davantage ses vues.

Il y a quelques semaines, l'État français avait décidé de monter au capital de Renault (de 15 à 19,7 %) pour faire appliquer la loi Florange qui récompense les actionnaires de long terme par un droit de vote double. Emmanuel Macron s’était alors défendu en expliquant que « cette montée au capital que nous avons voulue, ces droits de vote double que l'État a acquis, ils ne remettent en rien en cause l'alliance entre Renault et Nissan ». Mais visiblement, chez Nissan, on ne voit pas les choses de cette manière et on estime que la montée en capital de l'État français est largement contre-productive.

Contrer l’influence

Nissan veut dès lors contrer l'influence de l'État qui donne plus de droits aux actionnaires de Renault chez Nissan. Le conseil d’administration de Nissan s’est d’ailleurs réuni ce lundi pour évoquer cette problématique car selon la presse, l'État français prévoyait de faire encore grimper à participation aux alentours de 25%. Dès lors, d'après le quotidien économique japonais Nikkei, Nissan voudrait « élever sa part dans Renault à 25 % ou plus afin d'empêcher toute interférence du gouvernement français dans l'alliance ». Car les groupes, tous deux dirigés par Carlos Ghosn, sont évidemment liés par des participations croisées dans laquelle Renault détient 43,4 % de Nissan et Nissan 15% du losange. Seulement voilà : en vertu de la règle sur « l’autocontrôle », Nissan est privé de droits de vote chez Renault car il n’en détient pas au moins 40%. Or, le Nikkei explique aussi que selon la loi japonaise, Renault perdrait ses droits de vote s'il était détenu à hauteur d’au moins 25% par Nissan. Qui pourrait alors avoir aussi son mot à dire.

Les investisseurs pas convaincus

Ce scénario évoqué par la presse n’a visiblement pas plu aux investisseurs puisque le titre Nissan a dévissé à la bourse de Tokyo pour terminer la séance en baisse de près de 2%. Christopher Richter de la société de courtage asiatique CLSA indique que « Investir davantage dans Renault est visiblement perçu négativement par le marché » qui se demande sans doute selon lui si investir dans une société française est de bon ton. Et d’autant plus que les investisseurs jugent la présence de l'État français comme négative car il n’est pas à la recherche de la rentabilité. Mais Nissan a une autre possibilité, à savoir émettre de nouvelles actions pour diluer la part de Renault, mais alors avec le désavantage de réduire la part des actionnaires existants de Nissan.

Démenti de Nissan

Nissan a cependant démenti ces informations rapportées dans la presse dans un communiqué. Le problème pour Nissan, c’est que le constructeur va forcément se heurter à la résistance de l'État français qui n’acceptera pas que les équilibres soient revus, comme l’a d’ailleurs expliqué le Ministre de l’économie français, Emmanuel Macron. Bref, la partie est donc loin d’être jouée et les tensions s’accumulent, surtout du côté de Nissan qui domine actuellement Renault après s’être magistralement tiré d’une faillite que beaucoup considéraient comme inéluctable en 1999. Mais Nissan reste en tous cas très inquiet pour son avenir et son indépendance, lui qui se classe à présent 4e constructeur mondial.

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