Sign in

Sign in with Facebook

or

Your login credentials are incorrect.
I'm logging in Forgot your password?
Your Facebook account is not linked to an account on our site. Please sign up first at

. If you just signed up using Facebook, please refresh the page in a few moments to allow time for your account to be fully activated.

Forgot your password?

×
Reset my password
We will send you an email to help you reset your password.
No account is associated with this email address.

Don't have an account yet?
SIGN UP FOR FREE.

Industrie et économie / Un cofondateur de Tesla va produire des cathodes aux USA

Rédigé par Frédéric Kevers le 17-09-2021

J.B. Straubel, cofondateur de Tesla et dirigeant de Redwood Materials veut produire des cathodes pour véhicules électriques aux États-Unis avec l’ambition d’équiper 6,5 millions de voitures en 2030.

Après avoir cofondé Tesla, J.B. Straubel a pris la direction de Redwood Materials, principal spécialiste du recyclage des batteries lithium-ion aux États-Unis. Un statut de leader qui pousse la société à aller plus loin. C’est pourquoi elle prévoit de construire une usine de production de cathodes destinées aux voitures électriques avec l’ambition de fournir jusqu’à 6,5 millions de véhicules d’ici 2030.

500 GWh

Pour cette nouvelle activité complémentaire au recyclage de batteries lithium-ion, Straubel veut construire une quatrième usine dont le coût serait supérieur à 1 milliard dollars (850 millions €). L’objectif de ce nouveau site de production serait de fournir des cathodes pour l’équivalent de 100 GWh de batteries d’ici 2025 dans un premier temps. L’ambition finale étant d’atteindre le palier de 500 GWh par an en 2030, ce qui correspondrait à environ 6,5 millions de voitures électriques à grande autonomie. Aux tarifs actuels, celz représenterait un chiffre d’affaires de 25 milliards $, soit plus de 21 milliards €.

Empreinte carbone réduite

En produisant des cathodes directement aux États-Unis, Redwood Materials veut réduire la distance parcourue par certains matériaux entrant dans le processus de fabrication et de livraison des batteries finies de près de 50.000 miles (80.000 km). Un enjeu crucial étant entendu qu’actuellement, un véhicule électrique doit parcourir 16.000 miles (25.000 km) pour compenser la pollution supérieure de sa fabrication par rapport à un équivalent thermique. En abaissant ce seuil, l’attractivité écologique des voitures électriques sera supérieure et les distances d’acheminement moindre impliqueront une diminution des coûts logistiques et donc du prix de ce composant majeur (la cathode) dans le coût des batteries.

En outre, Redwood pourrait ainsi optimiser l’empreinte carbone des batteries usagées qu’il recycle à 95 %. Une activité qui permettrait de produire des cathodes à partir de 50 % de matériaux recyclés.

Que faut-il en penser ?

Si l’on excepte la pollution liée à la production d’électricité en comparaison de celle consécutive du raffinement des carburants fossiles, produire des batteries et leurs composants à une échelle géographique locale constitue un atout essentiel pour diminuer les émissions de CO2 générées par l’automobile.

De ce fait, la création d’usines « continentales » va dans la bonne direction et représente un potentiel commercial indéniable tout en favorisant une diminution de l’impact écologique et du coût de production donc du prix des batteries. Des éléments qui se révéleraient favorables pour le consommateur tout en réduisant fortement la dépendance à l’industrie chinoise encore leader autoritaire dans ce secteur. Le fait d’inclure le recyclage dans le processus augmente la circularité du processus industriel, ce qui constitue également un grand pas en avant sur les plans écologique et économique.

 

Web Editor

News

Latest recommended news