Sign in

Sign in with Facebook

or

Your login credentials are incorrect.
I'm logging in Forgot your password?
Your Facebook account is not linked to an account on our site. Please sign up first at

. If you just signed up using Facebook, please refresh the page in a few moments to allow time for your account to be fully activated.

Forgot your password?

×
Reset my password
We will send you an email to help you reset your password.
No account is associated with this email address.

Don't have an account yet?
SIGN UP FOR FREE.

Essai détaillé / Mazda 6e 68,8 kWh: Mazda, tu pousses le bouton un peu loin !

Rédigé par Xavier Daffe le

Après de timides tentatives maison, Mazda s’adosse au Chinois Changan pour développer une berline 6e électrique. Mission: trouver sa place dans un segment en devenir qu’elle n’aurait pas pu occuper seule. Alors, cette 6e, le meilleur des deux mondes ? Texte : Xavier Daffe | Photos : Jonathan Godin

  • Avis Rédaction 15.78 /20

Il y a des lustres que Mazda n’avait plus proposé de berlines propulsion. Sauf erreur toujours possible, il s’agissait de la 929 des années 80 à 90. Mais la marque a gardé la maîtrise de cette technologie par la carrière de la MX-5, ainsi que par des générations de RX-7 et RX-8 aujourd’hui disparues. Avec sa plateforme chinoise qui installe le moteur électrique à l’arrière, il était logique que cette architecture propulsive soit reprise pour la 6e. Les liaisons au sol sont classiques avec des pseudo-McPherson à l’avant et un train arrière multibras, articulés autour d’une suspension passive qui fait le job. Un peu sèche et tendue à basse vitesse sur les hautes fréquences, elle se révèle dès que le rythme augmente un peu, avec un bel équilibre, un train avant léger qui se place sans retard, des mouvements de caisse maîtrisés. Le comportement routier révèle une voiture bien assise sur la route, affichant un bel équilibre grâce à un centre de gravité bas et bien placé (la batterie dans le plancher et centrée entre les deux essieux s’ajoutant à une hauteur hors-tout limitée) et peu d’inertie polaire. Grâce entre autres aux excellents Michelin e-Primacy, les 320 Nm, quelque peu étouffés par le poids de l’ensemble il est vrai, ne mettent que rarement la motricité en défaut. Bref, à la base, cette Mazda se montre compétente sur la route même si elle déplace clairement le curseur vers le confort au détriment du dynamisme de conduite, jusque-là propre aux produits Mazda. Un comportement un peu «plan-plan» donc, qui ne lui permet pas de se démarquer par rapport aux concurrentes mais somme toute assez logique vu sa vocation de paisible familiale. Mais on a connu plus enjoué chez Mazda… Par ailleurs, sans doute le résultat de ses gènes chinois, les aides à la conduite manquent de finesse et de pertinence. Le maintien dans la voie se signale ainsi par des coups de volant brutaux et l’alerte sonore de dépassement de la vitesse ne donne qu’une envie: la couper. C’est évidemment possible, mais c’est compliqué car bien caché dans les menus de l’écran central et, réglementation oblige, il faut le faire à chaque fois. Bref, si la 6e est reposante et confortable à la base, ces aides qui nous veulent du bien malgré nous la rendent vite irritante. Dans le même ordre d’idée, il est bien sûr possible de moduler l’intensité de la régénération lors des ralentissements, mais pour cela, il faut là encore passer par l’écran central, trouver le bon menu, choisir le degré d’intensité, etc. Ce qui impose de quitter la route des yeux. Honnêtement, on n’a encore rien trouvé de mieux que des palettes de part et d’autre du volant pour moduler cette régénération. Alors bien sûr, il est possible de dédier à cette fonction un des deux boutons libres sur la branche gauche du volant, mais est-ce bien la meilleure façon de faire?

Dans cet article : Mazda, Mazda Mazda6

Rédacteur en Chef Le Moniteur Automobile

Essays

Our tests