- Avis Rédaction 15.40 /20
«Les petites voitures vont disparaître…» Il y a très peu de temps, c’était une certitude dans un marché automobile écrasé par les SUV. Tous les constructeurs automobiles claironnaient à l’unisson qu’ils allaient quitter le segment A, «car il faut suivre les nouvelles règles du jeu». Aveuglés par les promesses de retour aux bénéfices (et sous pression chinoise constante), les sacrifices furent impitoyables. L’attachement émotionnel, voire culturel, à des modèles emblématiques ayant nourri l’histoire des marques autant que leurs caisses ne comptait plus. Exemple emblématique chez Renault qui, en janvier 2021, annonçait, de la voix même de Luca de Meo, la fin de partie de sa mythique Twingo, après trois décennies, trois générations et 4,5 millions d’unités vendues. Avec une petite nuance, tout de même... Le stratège évoquait surtout le manque de rentabilité des petites voitures à moteur thermique. L’ex-grand patron de Renault (parti dans le secteur du luxe) cachait un atout dans sa manche: en novembre 2023, la marque annonce la relance de la Twingo, cette fois 100% électrique, portée par une nouvelle conception et surtout de nouveaux procédés industriels à la chinoise, qui signifient principalement un contrôle scrupuleux des coûts. Un peu plus low cost, donc, mais pas moins charmante, au contraire. Car, alors en pleine phase de réinterprétation de ses icônes, Renault décide de miser sur les traits de la Twingo 1 pour habiller cette descendante. Bingo? En tout cas, en 2026, en Europe, on ne parle que de petites électriques moins chères.
LE CONCEPT
Ça paraît simple: appliquer la recette à succès de la famille Twingo à l’ère de la transition électrique. Reprendre l’allure générale de la première génération n’est pas qu’une stratégie néo-rétro, c’est aussi une logique statistique: le succès de la Twingo 1 écrase celui des deux autres (2,6 millions d’exemplaires, contre environ 900.000 pour les II et III). L’embourgeoisement technique et sécuritaire imposait une prise de masse et un gabarit nettement supérieurs. En trente ans, la petite grenouille s’est muée en crapaud-buffle, mais le nouveau look de monospace compact (sous la direction de Gilles Vidal) est réussi. Par rapport à la Twingo 1, c’est carrément 36 cm de plus en longueur et 9 cm en largeur. N’empêche, elle rayonne. Et elle est nettement plus sexy et habitable que la Twingo III (-6 cm en hauteur, mais 19 cm de plus en longueur et 7 cm de plus en largeur). L’empattement n’évolue quasiment pas (2493 mm contre 2492). Au début des années 90, la Twingo n’est pas qu’une simple citadine, elle réinvente la recette, ajoute de la modularité, redéfinit la notion d’espace, distille un esprit fun. Il fallait retrouver cela dans la nouvelle. De sa devancière, la Twingo III, elle ne conserve que le choix des 5 portes.
- Ambiance adorable, esprit ludique
- Consommation en ville et prix = voiture économique
- Comportement routier (confort, assistances de gamme supérieure)
- Consommation et autonomie sur les grands axes
- Sièges avant un peu petits et courts (pour les grands gabarits)
- Trop de commodos à droite du volant
Dans cet article : Renault, Renault Twingo
